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Combien coûte un menu digital en Algérie ?

Un menu digital se paie de trois façons possibles : un abonnement fixe, un pourcentage sur vos commandes, ou du matériel à acheter — parfois les trois. Le prix affiché ne dit presque rien ; c'est la structure qui décide de ce que vous paierez réellement à la fin de l'année.

Mis à jour le 1 septembre 2026

1. Les trois modèles, et ce qu'ils coûtent vraiment

Méfiez-vous surtout de la dernière ligne. Un service gratuit se rémunère quelque part : commission sur les commandes, publicité affichée à vos clients, ou revente de données. Demandez explicitement comment le service gagne de l'argent.

Le mot « gratuit » associé à un menu digital mérite toujours une question de suivi.

ModèleCe que vous payezLe risque
Abonnement fixeUn montant mensuel, connu d'avanceVous payez même un mois creux
Commission par commandeUn pourcentage de chaque venteLe coût grimpe quand vous réussissez
Matériel + licenceUn achat initial en devise, puis une licencePanne et remplacement à votre charge
GratuitRien, en apparenceFinancé par la commission, la publicité ou vos données

2. Le calcul à faire sur vos propres chiffres

Ne comparez pas les tarifs affichés. Comparez le coût annuel sur votre volume réel.

Un exemple concret : à 5 % de commission sur 400 000 DA de commandes par mois, vous payez 20 000 DA ce mois-là, et davantage pendant le Ramadan. Un abonnement de quelques milliers de dinars ne bouge pas — et l'écart se creuse précisément les mois où vous travaillez le plus.

  • Prenez votre chiffre d'affaires mensuel moyen, puis celui de votre meilleur mois.
  • Pour une commission, multipliez chaque montant par le pourcentage. C'est votre coût mensuel, qui varie.
  • Pour un abonnement, le coût est le même les deux fois.
  • Ajoutez le matériel imposé, divisé sur douze mois, et l'impression des codes.
  • Comparez les deux totaux annuels, pas les deux prix mensuels.

3. Les coûts qu'on oublie de compter

  • L'impression des codes : quelques centaines de dinars pour une salle, à refaire si vous réorganisez les tables.
  • Le temps de saisie de la carte : une heure environ, une seule fois. À compter, mais pas à surestimer.
  • Les photos des plats : votre téléphone suffit ; un photographe est un choix, pas une obligation.
  • La formation du personnel : quelques minutes si l'outil est simple, plusieurs jours s'il ne l'est pas. Testez-le avec un serveur avant de signer, pas après.
  • Le remplacement du matériel, s'il y en a. C'est le coût le plus souvent oublié et le plus difficile à prévoir.

4. Ce que coûte Qweko

Un abonnement mensuel fixe, à partir de 2,100 DA par mois sur un engagement de 12 mois — soit 2,800 DA si vous payez au mois, sans engagement. Aucune commission sur vos commandes, quel que soit votre volume. Aucun matériel à acheter : le système fonctionne sur les téléphones que vous et votre personnel possédez déjà.

Deux formules existent : la première couvre tout le service en salle, la seconde ajoute la vente au-delà de la salle — livraison et emporter par lien. Les tarifs à jour, mensuels et annuels, sont sur la page des tarifs.

Le paiement se fait par CCP, BaridiMob ou virement bancaire. Vous restez propriétaire de vos données et pouvez en demander l'export ou la suppression.

5. Est-ce que ça vaut le coût ?

La réponse honnête dépend de votre salle, et il existe des cas où non.

Si vous servez une dizaine de couverts par jour avec une carte de huit plats qui ne change jamais, le papier fait le travail et un abonnement ne se justifie pas.

En revanche, si vos prix bougent, si vous êtes régulièrement en rupture sur des plats, si les erreurs de commande reviennent chaque semaine, ou si vous ne savez pas dire quels plats se vendent le moins — le coût mensuel se rembourse en général sur ces quatre postes seuls, sans compter le temps rendu au personnel.

Le test le moins risqué : commencez sur une seule table pendant une semaine, et regardez ce qui change.